Bourgeois entiché de noblesse, M. Jourdain entend acquérir les manières des gens de qualité. Il décide de commander un nouvel habit plus de sa nouvelle condition et se lance dans l’apprentissage des armes, de la danse, de la musique et de la philosophie, autant de choses qui lui paraissent indispensables à sa condition de gentilhomme.Il se pique également de courtiser Dorimène, amenée sous sont toit par son amant, un comte désargenté , qui entend bien profiter de la naïveté de sa dupe.
Sa femme et Nicole sa servante, se moquent, puis s’inquiètent de le voir ainsi toqué de belles manières, et tentent de le ramener à la réalité du prochain mariage de sa fille Lucile avec Cléonte. Il fait une entrée spectaculaire, étalant avec une prétention ridicule son goût pour les beaux-arts et les belles manières, et son ignorance des unes comme des autres. Sa servante Nicole ne peut s'empêcher de rire aux éclats en le voyant ainsi accoutré et sa propre femme lui reproche de se ridiculiser en se faisant exploiter par tous ces « maîtres » et par un noble (Dorante) qui lui emprunte de l'argent sans le lui restituer jamais.
Si bien que le ballet final est une mise en abyme multipliée à l'infini et comme une apothéose du spectacle : nous sommes invités à regarder tous les personnages de la pièce regardant à la fois un charmant ballet et l'inénarrable bourgeois qui n'a d'yeux que pour l'inextinguible éclat de sa grandeur, dont il saisit le reflet dans leurs yeux et dans les nôtres. Dans les siens, la jouissance définitive de qui habite son rêve. Nul ne l'en fera jamais plus sortir.
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